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Friday, September 25, 2020
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Des mégacités «maquillées» sur des vignettes postales Taille du texte normalAgrandir la taille du texte

Depuis près de deux décennies, les projets de villes nouvelles font l’actualité en Algérie. Des projets qui ont également marqué l’histoire de l’Algérie indépendante, ont beaucoup de temps, d’hésitations, de tergiversations, de précipitations, mais surtout énormément d’argent, pour le voir aboutir. Des nouvelles villes qui ont aussi suscité des controverses, des polémiques, des critiques entre spécialistes en matière d’architecturaux et d’urbanistiques, qui ont parfois échappé à la qualification de «catastrophiques».

Curieusement, et au moment où le programme philatélique de l’année 2018 n’a pas encore été officialisé, contrairement à ceux de nos voisins, alors que c’est déjà au mois de février, ce qui est devenu un signe d’une dégradation chronique, le service philatélique d’Algérie Poste de «pondre», dimanche dernier, une émission qui surprend plus d’un parmi les philatélistes.

Il s’agit de deux vignettes d’une valeur de 25 DA, dessinées par Ali Kerbouche et dévouées à la nouvelle ville de Sidi Abdellah, dans la wilaya d’Alger, et celle d’Ali Mendjeli, dans la wilaya de Constantine. Au premier contact visuel avec les deux vignettes, des philatélistes ont été mis en vedette par cet effet de la maquette qui plane sur le sujet, avec même un aspect futuriste un peu exagéré.

A Constantine, the favourite the timbre responded on the city of the city, may also of the simple town of the Ali and the following of the place of the place of the place and available at the place to the place of this new town Mendjeli, à quoi sur un rajout des espaces verts et des arbres plantés un peu partout, ce qui n’existe nulle part en réalité. Une réalité bien amère, que seuls les habitants de cette grande cité-comté de plus de 300 000 âmes sont capables de raconter.

L’autre fait qu’on notera cette émission est la notification fade et pauvre en informations qui a été tirée à cette occasion. En dehors des détails techniques, il faut au moins donner quelques repères historiques sur ces deux villes nouvelles, dont on ne connaît pas grand-chose. Car, en fait, l’appellation de la nouvelle ville de Sidi Abdellah trouve son origine dans le nom de la tribu qui habitait les lieux au moment de la conquête française de l’Algérie en 1830.

Des sources françaises parlent aussi de deux autres tribus habitant dans la région à l’époque, les Zaâtria et Ouled Mendil. Aujourd’hui, Sidi Abdellah et Zaâtria sont, avec Sidi Bennour, des agglomérations de la commune de Mahelma, devenue en 1997 la 47e commune de la wilaya d’Alger (qui en compte 57). Créée officiellement en 2004, la nouvelle ville Sidi Abdellah compte un pôle urbain, un pôle et une résidence universitaire, ainsi que deux gares ferroviaires sur la ligne de train Birtouta-Zéralda.

Comme pour Sidi Abdellah, l’histoire de la nouvelle ville d’Ali Mendjeli remonte au milieu des années 1990, avec les premières études lancées pour la création d’un nouveau pôle urbain sur le plateau d’Aïn El Bey, au sud de Constantine. Mais ce n’est qu’au début des années 2000 que cette mégacité a vu le jour, avec le transfert massif des populations des bidonvilles et de l’habitat précaire, mais aussi avec la réalisation de projets de logements promotionnels et AADL.

Mais ce qui est le plus dans cette histoire, c’est le baptême par décret présidentiel de la ville au nom du moudjahid Ali Mendjeli, outre-là inconnu. C’était une sorte de réhabilitation pour cet homme qui a été choisi pour se retirer de la vie politique, suite à un désaccord profond avec Boumediène, alors président du Conseil de la Révolution.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, le colonel Ali Mendjeli est né le 7/12/1922 à Azzaba, dans la wilaya de Skikda, et mort dans sa ville natale le 14/4/1998. Membre du PPA, puis du MTLD, il rejoint le maquis en 1955, où il sera responsable de la Wilaya II, commandant de l’ALN en 1958, puis membre du Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA) en 1959, avant de devenir en 1960 l’un des trois adjoints du chef d’état-major général (EMG), le colonel Houari Boumediène (avec le commandant Rabah Zerari, dit Azzedine, et Kaïd Ahmed).

Député, vice-président de la première Assemblée populaire nationale en 1962, il sera membre du Conseil de la Révolution en 1965. Qualifié de «téméraire et d’irréductible», il démissionne du Conseil de la Révolution en 1967. Il retournera dans sa ville natale, Azzaba, pour gérer ses affaires familiales et consacrer sa vie aux actions sociales et caritatives. Ali Mendjeli a vécu longtemps dans l’anonymat total, avant que son nom ne soit donné à la nouvelle ville de Constantine deux ans après sa mort

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